En 2007 seuls les prix du café, du cacao et du sucre ont stagné voire baissé. Ce furent les seuls face à un océan de hausses parfois spectaculaires. En un an les
prix des céréales à la production ont doublé, le prix du beurre a progressé de 40% Les œufs coûtent 30% plus chers et le prix du lait a gagné ¼.. Pour la 1ier fois depuis longtemps le
prix payé du lait en France monte fortement : +1% environ au 1ier et au 2ième trimestre 2007, plus de 6% au cours du 3ième trimestre et 20% pour finir. La
valeur travail des éleveurs est enfin en hausse. Ces derniers et les transformateurs ont demandé une hausse encore plus forte du lait au 1ier janvier 2008. Sur les linéaires des
Grandes et Moyennes Surfaces (GMS) et au détail en général, l’effet de toutes ces hausses s’est fait encore peu sentir (+ 3,1% en glissement annuel pour les prix de l’alimentaire). Ils ont
cependant bondi en décembre (+0,6%). Ils progressent depuis longtemps de manière insidieuse. L’une des méthodes des industriels étant de modifier régulièrement les composants mis en oeuvre pour
obtenir une synthèse gustative très comparable tout en maîtrisant leur coûts. Il faut pour cela entretenir une veille dans la recherche. Mais le bât blesse pour beaucoup d’Industries Agro
Alimentaires (IAA) de taille moyenne et petites. Quand les grands du secteur consacrent 5 à 6 % de leur CA à la recherche développement, des dizaines de milliers d’entreprises du secteur ne
peuvent que s’informer auprès d’organismes tels que l’Institut de Recherche Agronomique (INRA). L’investissement recherche ne pèse qu’un petit 1% du CA total de la branche.
La hausse très forte des matières premières va équilibrer les variations de prix des produits riches en calories par rapport à ceux des produits artisanaux et
naturels. Danone et 11 ténorsmondiaux ont signé récemment un accord européen pour encadrer assez étroitement leur campagne de communication auprès des jeunes par voie de TV. Ces industriels
répondent ainsi au souhait des pouvoirs publics d’enrayer la progression de l’obésité parmi les populations des pays riches. A long terme les prix en hausse des produits alimentaires seront mieux
acceptés pour peu que de nouveaux modes de transport et de systèmes de chauffage soient enfin moins énergie dévorantes. Ces derniers accapareraient alors une part moins forte des dépenses des
ménages. Qualité intrinsèque des produits alimentaires, valeur gustative de ceux-ci et santé restent liés