Reflexions sociales et politiques du moment
Chaque foyer fiscal devrait recevoir un récapitulatif de tout ce qu'il verse à la collectivité et de tout ce qu'il en reçoit.
Le texte qui suit surprendrait ceux qui croient que la balance résultante leur est forcément défavorable.
A - Impôt sur le revenu, TVA et CSG, un système peu progressif : preuves à l'appui
En France, l'impôt sur le revenu ne représentait en 2012 "que" 46,85 milliards d'euros de recettes, sur un total de prélèvements obligatoires de 822 milliards d'euros, soit moins de 6% de ces prélèvements).
Parmi les principales recettes fiscales des administrations publiques, il faut compter :
la Taxe sur la Valeur Ajoutée (127Mds€),
la CSG (72Mds€)
et l'impôt sur les sociétés (32Mds€).
Source : "Rapport sur les Prélèvements Obligatoires et leur évolution" du Projet de Loi de Finance 2012 - Annexe 3 page 46 à 52.,
Résultat : un système fiscal en fait peu progressif à lire dans :
B - Et quoi dire de la redistribution ? Qui reçoit combien ?
Prestations sociales
La redistribution se fait essentiellement au profit des plus modestes qui gagnent en niveau de vie. Le Trésor estime que les 10 % les plus pauvres (1er décile) atteignent 10 700 € de revenus grâce à la redistribution contre 6 900 € si elle n'existait pas. Ce gain représente 55 % d'augmentation de revenus.
Ces 10 % les plus pauvres perçoivent donc la majorité des prestations : 76 % du RSA socle, 72 % de l'AAH et de l'ASPA, 57 % des allocations logement, 51 % du RSA activité, 27 % des allocations familiales sous condition de ressources et 24 % des prestations familiales sans condition de ressources.
Les personnes percevant moins de 10 000 € par an (830 € par mois) sont deux fois moins nombreuses grâce à la redistribution.
Les familles nombreuses et monoparentales bénéficient majoritairement de la redistribution.
Remboursement d'assurance maladie, quelles catégories socio-professionnelles en bénéficient, dans quelles proportions ?
Plus nous sommes riches plus nous vivons longtemps, l'analyse de la protection sociale le montre. Les catégories sociales les plus aisées font plus appel à la médecine que les autres. En gros les pauvres paient les soins des plus riches. De même en ce qui concerne les retraites.
Si bien que lorsqu'un smicard verse 1€ aux caisses de retraite, il percevra une pension retraite de 0,8€ alors que le cadre supérieur, pour la même somme cotisée, recevra 1,2€. Un fait sociologique de même nature se constate en ce qui concerne le le remboursement des frais médicaux.
Source : «L'impossible équilibre de l'assurance maladie : un phénomène mal posé » par Léon Tourtzevitch.