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Reflexions sociales et politiques du moment

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Du lucre comme objectif

Pour répondre à l’espérance de l’humanité il nous faut donner du travail à tous, faire en sorte que ceux qui ont faim soient rassasiés et faire comprendre aux nantis que ce monde global ne l’est pas seulement pour eux-mêmes.

Qu’est-ce que le lucre ?

Du triomphe de l’individualisme  et de l’argent 

Le chômage comme cancer.

Il faut que ceux qui ont faim puissent manger

L’espoir de l’humanité comme concept à objectiver

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      Le mot lucre est un terme péjoratif qui désigne le gain, le bénéfice ou le profit.  Quand le profit est devenu un dogme, le lucre n’est pas loin. Objectif inavoué, il est l’objet de toutes nos pensées.

Les nouveaux entrepreneurs de « hedge funds » sont l’expression de notre nouveau monde. Ils appliquent leur savoir faire stratégique et mathématique au traitement d’une masse d’informations de marché accessibles à tous ou presque. Ils ont conçu des transactions exécutées par des tiers (les institutions financières) auxquels ils n’ont pas concédé de pouvoir.

Une nouvelle forme de démocratie censitaire s’est créée. Elle est le seul régime de consentement collectif restant, informel et efficace au-delà des frontières nationales.  Sa puissance est telle que quarante millions d’individus (1% de la population totale) assez bien répartis dans notre monde se partagent 40% de la richesse.

Ce nouveau pouvoir peut influencer les gouvernements, démocratiques ou non. Entre les masses et cette petite oligarchie, une divergence croissante s’est installée. Si bien que l’économie de l’argent a fait payer à tous l’opulence de quelques uns. Démonstration que l’addition d’intérêts personnels mène à des erreurs collectives.

Cette distribution inégale des ressources dans notre monde moderne informatisé et mécanisé a plusieurs conséquences sociales dont la persistance du chômage. Hors le travail ainsi que le confiait Hannah Arendt est "l'activité visant à assurer la conservation de la vie par la production des biens de consommation subvenant aux besoins vitaux". 

Les risques d'infarctus du myocarde sont significativement plus élevés chez les chômeurs de plus de 50 ans (+35%), et les risques augmentent à chaque nouvelle perte d'emploi ! Notre santé mentale n'est pas épargnée non plus. Les chômeurs ont jusqu'à 2 fois plus de risques de vivre un épisode dépressif que les gens actifs occupés.

Pour que ceux qui ont faim puissent manger il faut donner du travail à tous et faire progresser résolument les cultures vivrières.

Une libéralisation plus poussée des échanges agricoles aboutiraient à d’importants gains socioéconomiques mais certains y gagneraient quand d’autres seraient encore les perdants. Les consommateurs urbains et les paysans sans terre des pays en développement paieraient plus pour l’achat de céréales, lait, viande et sucre.  Il s’avère que beaucoup de pays en développement sont devenus importateurs nets de produits agricoles. Dans ces pays les consommateurs perdraient beaucoup plus à une libéralisation renforcée que les producteurs n'y gagneraient. En voici les facteurs principaux :

Une réduction des subventions de l'OCDE déboucherait sur un échange de parts de marché entre les pays de l'OCDE. Ceci s'explique par le fait que les distorsions des courants d'échange de l'OCDE se concentrent sur les produits de base des zones tempérées - produits pour lesquels, dans la majorité des pays en développement, le potentiel de production est limité davantage par les conditions agro écologiques que par des distorsions de politique à l'étranger.

Quand les pays en développement ont un avantage comparatif - café, cacao, thé, épices, fruits tropicaux, etc. - les tarifs douaniers imposés par les pays développés ont déjà été réduits et les effets d'une libéralisation accrue seraient probablement limités.

Des prix internationaux plus élevés et plus stables ne sont pas toujours transmis aux agriculteurs des pays en développement. L'insuffisance des infrastructures et l'inefficacité des systèmes de commercialisation isolent souvent ceux-ci des marchés mondiaux.

Les agriculteurs des pays en développement ne tireront pas d'avantages tant que les politiques intérieures neutraliseront en grande partie les incitations de prix offerts par les marchés internationaux. La plupart des pays en développement ont lourdement taxé leur agriculture au cours des années 1970 et 1980; beaucoup, dont la Chine, l'Inde et le Pakistan, ont continué à le faire dans les années 1990.

 

 

 

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