Reflexions sociales et politiques du moment
Au début étaient le reaganisme et le thatcherisme pour libérer les énergies et les résultats furent probants. Les États-Unis avaient retrouvé le chemin d'une croissance économique plus rapide que celle de l'Europe et l'Angleterre était enfin sortie de la stagnation-inflation (stagflation). A un prix certes élevé :
- multiples petits boulots mal payés pour les jeunes
- guerre antisyndicale et anti mineurs de fond du gouvernement britannique
Mais finalement ils eurent plus de travail, le chômage déclina et beaucoup s'en trouvèrent mieux.
L'Allemagne continuait à vivre avec son Etat Providence et aidait l'ex-Allemagne de l'Est que son chancelier avait décidé avec bravade de sortir de la relative misère dans laquelle la voyaient plongé ses concitoyens de l'ouest.
Sans opposition idéologique ni économique valable, nos Diafoirus d'ici et d'ailleurs affirmèrent que les marchés (et ces traders et opérateurs de Bourse) étaient des génies ou à tout le moins, des demi-dieux. Le marché de l'offre et de la demande libérées, quasi parfaits ne devaient pas être surveillés ni encadrés.
Le marché se régule toujours par lui-même, voulaient-ils faire croire. Au beau moment de chacune de ses crises il fallait, disaient-ils, le relancer (entre-autres avec des taux réduits) mais le réformer, point n'était besoin.
M. Greenspan (patron de la Réserve fédérale) a bien servi ce capitalisme et cette idéologie avec constance. Peu d'esprits chagrins ont cru devoir dire que toutes ces énormes liquidités dans le monde ont forcément à un moment un corollaire désagréable : l'inflation.
Ce qui devait arriver à un moment donné, est là.
Premier accident quand une affaire des « subprimes » eu lieu il y a environ 7 ans. Mais des garde-fous n'ont pas été édifiés. Si bien qu'une crise d'une autre ampleur est advenue en 2007.
Mais ce n'est pas dramatique puisque les puissants de ce monde qui gagnaient, par exemple, 50 millions de $/an n'en ont plus que 35. Quant aux autres, ils sont de petite extraction, alors.... ils paient. Pour l'instant ils sont assomés, ensuite ils seront révoltés et il auront raison.