Cher Président,
Surtout ne freinez pas le rythme des réformes et n’ayez pas peur des sondages momentanément défavorables. Notre pays a trop besoin d’un homme qui n’hésite pas à bousculer les
français arcboutés sur leurs habitudes et n’est pas un adepte du malthusianisme. Entre la Sécu dont le déficit a trop duré, les médecins qui sont payés à 80% par celle-ci mais ne peuvent admettre
la moindre directive. Entre les profs qui sont si peu présents dans les établissements et dont le ministre de Jospin disait qu’il fallait orienter les préoccupations et celles de
l’administration vers celui de l’avenir des élèves. Entre les taxis parisiens qui défendent leur rareté, les conservateurs des hypothèques dont les émoluments atteignent des sommets, annexés
qu’ils sont sur l’inflation de l’immobilier. Entre ceux qui refusent toute intervention extérieure histoire de réserver nos sous à nous-mêmes et pensent que les guerres chez les autres ont une
vertu de nettoyage. Entre ceux qui voudraient faire croire que l’on peut arrêter tout étranger que nous ne désirerions pas spontanément recevoir. Entre et entre…..
Nous comptons donc sur vous, Cher Président, pour faire de la France un pays qui va de l’avant, il n’est que trop temps. Le reste : vos amours avec Carla et tutti quanti n’ont
qu’une importance très secondaire à nos yeux, seuls les gogos s’y intéressent.